Indigenous Arts & Stories - L'Impuissance


2011 - Writing Winner

« Bon bon, oui, je fais la chasse pour la vie moy. » « Listen up, you’re in violation of the law. Something you people don’t seem to understand. We’ll have to confiscate your meat, maybe your rifle… I’m guessing it’s not registered and you don’t have a license? » « Bon, je suis pas esclave comme vous! »

Read Leslie Skinner's L'Impuissance

Leslie Skinner

Edmonton, AB
Age 21

Author's Statement

“L’Impuissance” is a French word with a difficult English translation, perhaps powerlessness. In the Métis tradition, a man is to always keep his rifle near him and a woman her knife. These are the basis for war, hunting and work which are the means through which a people who are called ‘les gens libres,’ ‘tâwitshebi’ and ‘otipeyimisowak’ maintained their independence. The play is intended to transcend time to represent a reality of Aboriginal peoples that is timeless: we may have first lost our tools to resist a hundred years ago, but today we still do not have them back. The dreams I use for a few scenes are my own, and I hope that in reading the play an audience will be able to feel the powerlessness– the impuissance that defines our colonial existence. In the end is a choice I leave as much to the reader as to the characters: to maintain our colonial situation by accepting that our laws and values are dominated by others, or to shed our colonial existence the only way that we can– through resistance. I hope that through the short play the reader can begin to understand some of the psycological impacts of colonialism. Because of length, I could not even demonstrate the impacts of loss of language or cultural values altogether, as felt by those who are culturally disconnected across more than one generation, although the possibility is touched upon. Finally, the play is an expression of my own struggle as a Métis who is also a university student, an aspiring entrepreneur and a community volunteer to accommodate my spiritual cultural values with a reality that is rarely welcoming, mostly unaccepting and sometimes hostile to my spiritual existence.



Scène I
Deux Métifs, un père et sa fille, se promènent dans les bois cherchant un zanimal à tuer. Le père porte sa carabine et la fille son couteau.

« Nete papa nete! »

« Etâpweyan ma fille etâpweyan! »

Ys se cachent un peu pis le père tire.

« T’as marqué le coup! »

« Bon, nitawâpahtetân »

Arrivant à le zanimal mort

« Bon, petamawin le couteau ma fille, marci, wîcihin icitte. »

« Mîc’sonâniwiw cî le soir papa? »

« Oui ben sûr ma fille ! »

Y tourne la tête et aperçoit quelques uniformes leurs rapprochant.

« Eh ben! Tâche toi de te cacher ma fille, la maudite police s’en vient. »

Elle réussit de se cacher

« You there! Whatcha doin in there? »

Ys s’en viennent avec une aire de se penser autoritaire

« Je m’excuse là, comprends pas ben ben le Zanglais icitte. »

« You’re out of season. »

« Saison, l’été? »

« Hunting season. »

« L’Été? »

Un de la maudite police fait geste vers le zanimal.

« Bon bon, oui, je fais la chasse pour la vie moy. »

« Listen up, you’re in violation of the law. Something you people don’t seem to understand. We’ll have to confiscate your meat, maybe your rifle… I’m guessing it’s not registered and you don’t have a license? »

« Bon, je suis pas esclave comme vous! »

Y rit un peu, les policiers se fâchent un peu. Ys se mettent entre le Métif et sa viande, pis un met une main sur le Métif sa carabine. Le Métif le retire pis un des policiers lève son fusil. Le Métif répond mais le policier tire. Le Métif tombe mort et le cri de sa fille ne s’entend pas à travers l’éclatement du fusil. Les policiers prennent son couteau, sa carabine pis son corps et s’en vont.

Scène II
ENSEMBLE: « Our father/ who art in heaven/ hallow be thy name/ thy kingdom come/ thy will be done/ on earth as it is in heaven/ give us this day our daily bread/and forgive us our trespasses/ as we forgive those who trespass against us/ lead us not into temptation/ and deliver us from evil/ Amen. »

« Today, we are going to be learning about the heathens, for it must be known that the Good God created each race with a purpose, and the savages, along with their half-caste cousins, have a particular purpose in God’s great plan.

Can anyone tell me why God created the savages? »

« Père, ne fûrent-iys pas créés pour en servir la race blanche, celle supérieure en intellect? »

« Oui parfait! Now, does anyone know what savage life was like before the arrival of Christianity? »

« Père, n’avez vous pas dis que les sauvages vivaient comme barbares, sans lois, se tuant ben les uns les autres, sans autorité, religion ou savoir? »

« Une autre réponse parfaite ma fille! Les sauvages ne savaient rien faire, esclaves de leur ignorance et de leurs désirs de base. Attendant et cherchant la civilisation dans un état désespéré. Now, can anyone tell me how the savage reacted to the arrival of the European? »

« Père, n’est ce pas qu’ys ont parfois résister, ne comprenant pas le mot du Bon Yeu—Dieux—oui! Dieux… je m’excuse! Mais oui, ys ne comprenaient pas le mot du Bon Yeu mais ys étaient enfin heureux de recevoir la civilisation? »

« Excellente! Pis— »

« Prêtre— »
« Père… father— »

« Bon, ben, chose que je comprends pas, comment les Sauvages ont vécu icitte tellement longtemps avant l’arrivée des Blancs s’ys savaient si peu? »

« My daughter, you will not speak that patois here, and don’t even try proper French! As I said, the savages knew nothing, primitive. They barely scraped a living like wild animals! Poor and desperate! Drunk of their most basic desires… they were created by God to serve the White man and this is their purpose. »

Les filles canayennes commencent à rire.

« I’ll see you in my office anyways. As I was saying, savages. Though some suggest that the half-breeds may be a potential way of eliminating the Indian blood, it is clear that they are no more than muts, useless stains on their White parentage, destined to lives of servitude with their Indian cousins. »

« Mais prêtre— »

«Father… »

«Bon Yeu! »

« Dieu! God! »

«En tout cas! Pourquoi aurait-y créé tout un monde pour une vie si pauvre? »

Scène III

“Hey how’s it going!?”

“O, you know, good! Haha! You?”


“Hey, you know Moïse—yea—well… he got a job! He’s pickin stones!”

“What!? Serious!? Yea but… did you hear about Angélique? Angelica… oops… haha… Well didja hear about her?!”


“Well she went down south, to Winnipeg! With that White man!”


“Yea! A real handsome man, him! And a good job too! Not like our poor halfbreed men!”

“Our poor ugly halfbreed men!”




“Well… I think you could pass…”


“Like, you could pass for a White… like say your French or something, marry some handsome Frenchman!”

“You really think!”

“Yea, you know, maybe you could even go to one of those, uh, universities or whatever and get your own job!”

“Haha! I don’t even know if I want that! God we’re dreaming so much now I’m picking and choosing about a White life I’d be lucky to have a taste of! Hahaha! But… you know… what about Moïse? I mean, I guess maybe I could do better in Winnipeg, I don’t know…”

Scène IV

Elle est dans un canot sur une rivière qui bouge doucement, la scène est bien belle et paisible, mais quand elle regarde vers la terre en avant à la gauche elle entend une grande éclate. Elle regarde encor, un peu inquiète, un autre éclatement, une pièce du canot brise fortement et tombe dans l’eau. Elle tombe, elle se cache dans le canot, quelqu’un tire sur elle.

« Où est ma carabine? Où est elle où est elle!? »

Elle s’inquiète… un autre éclatement. Des éclatements rythmiques. Elle cherche à se sauver mais elle veut pas se lever et s’exposer aux coups. Ses actions font paraître qu’elle lutte contre elle-même, elle est peur, impuissante…

Elle réveille, encor dans le canot dans le rêve, l’éclatement arrête.

Elle court du canot hors-scène, pis elle revient. Elle saute à la terre. Y a des éclatements forts partout. Y a des balles qui tombent partout.

« Hen? Je suis en pleine guerre! »

« Belle! Y a un tireur sur la colline! Tu peux le marquer?! »

« Oui oui! Laisse-moy trouver ma carabine! »

Elle court pis saut à la terre à un autre endroit, pis elle tient sa carabine mais sans réussir d’attacher le tireur pis de rentrer les coups.

« Hé, rentre toy! Comment ça marche!? Comment ça marche!? Je me souviens pas! »

Elle continue de lutter avec sa carabine. La scène s’en fonce. Quand elle s’allume encor, Isabelle est debout. Elle fait semblance de gérer les gens vers quelque part.

« La sortie est vers là, oui là bas! Vas-y vas-y vas-y! Allez-y vous! Vite! Là bas oui là bas! Vite! Je fais partis de la Zarmée républicaine zirlandaise! Je libérera mon pays! Je libérera ma nation! Je sera libre! Allez-y allez-y! »

Elle court vers quelque part

« Ma fille oui ma petite fille! Où est-elle! Je dois la sauver! Est quelque part icitte mais où?! Vous! Vous! Les parents biologiques de ma fille adoptée! Où est ma fille! »

Un lomme rentre en scène, y tire sur elle.

« Maudite ZRZ! Maudite ZRZ! Maudite ZRZ! »

Elle cri mais un autre de l’Armée vient déloger l’arme du bras du père.

« La ZRZ… la ZRZ? Mais j’en sais rien de la ZRZ! Pis qui l’appelle comme ça! »

L’autre s’en vient avec la jeune fille.

Scène V

« Why don’t you tell Moïse about your dreams, Belle?”

“Nah it’s just stupid, hahaha.”

“Yea I guess… seems to bother you though…”

“Yea but Moïse’ll think it’s stupid. I ain’t never even been in a canoe. Not to mention the French part. He’ll think it’s some stupid halfbreed thing, you know? Just can’t get it out of my head.”

“Yea… me either…”

“Hey Belle, how’s it going?”



Isabelle lance une regarde vers sa zamie.

“A, Hey Moïse, whatcha up to?”

“Just got back from work… lookin for you!”

“Hey, well… let’s get outta here.”

“Where to?”

“Down by the river? Wait, no.”

Isabelle sa zamie part, Moïse et Isabelle s’assoient l’un à côté de l’autre, sans se toucher.

« Moïse, »

« Yea? »

« T’en, do you remember— »

« Je me souviens— »

Isabelle sourit fortement content

« Oui… t’en souviens-tu, comment, comment parler comme nous? »

« Ben sûr… on se souvient tous, je crois, quelque part. »

« Je rêve dans notre langue. Je rêve que j’en sais pus rien faire, où que j’attaque, j’attaque des Blancs qui nous attaquent! »

« Pour moy, c’est différent. Je rêve que je réveille, mais que je ne peux pus bouger et je ne peux pas respirer. Mes zamis sont autour de moy, pis je cris pour leur aide, mais rien ne sort de ma bouche, car je peux encor pas bouger ni respirer. C’est comme je suis »

Ensemble : « impuissant. »

« Moïse, pourquoi nous n’allons jamais à la chasse, ensemble? »

« Ben, la maudite police s’en viendront un jour. »

« Oui, ys s’en viendront. »